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Portrait engagé #1 : Adrien Dos Santos



Adrien, qui es-tu ?

Je m’appelle Adrien Dos Santos, j’ai 37 ans. Je suis marié et j’ai deux enfants, Léony qui a 12 ans et Anthonin qui en a 9. Dans la vie, je suis aussi pompier professionnel. J’ai plusieurs passions autour des sports outdoor mais surtout le vélo, la course à pied et la montagne. Je suis intervenant hospitalier pour Baskets aux Pieds au CHU de Nancy.


Dans la vie, tu carbures à quoi ?

Ce qui me fait avancer dans la vie c’est d’abord et avant tout ma famille.

Le travail est aussi un de mes carburants parce que toutes les journées en tant que pompier sont différentes et uniques. Chaque jour est une nouvelle aventure.

J’ai aussi le sport qui me permet d’avancer et de m’évader, la course à pied. Et quand je rentre à la maison, j’ai plaisir à retrouver ma famille, surtout dans les moments un peu difficiles et où j’ai besoin de me ressourcer.

Comment as-tu connu Baskets aux pieds ?

J'ai croisé Antoine lors du Trail des Roches, dans les Vosges, trail où j’ai d’ailleurs réussi à monter sur le podium ! Quelque temps plus tard, j’ai rencontré son producteur à Paris sur le salon du running lors du Marathon de Paris. On a beaucoup parlé de l’association, Baskets aux Pieds. Je me suis alors rapproché d’Antoine directement pour en savoir plus, et j’ai décidé de m’investir dans cette association. Le feeling avec Antoine est bien passé, on a la même vision des choses.

Pourquoi BAP ?

L’association Baskets aux Pieds a eu du sens pour moi, par rapport à mon métier d’abord. Et parce que j’aime le contact avec les gens en général. Mais je voulais aller beaucoup plus loin. Tu partages de choses énormes à l’hôpital, dans le cadre de mes interventions mais aussi autour de la cause : les enfants malades. Ça m'a touché car des amis ont perdu leur enfant.

Comment t’es venu l’envie d’être intervenant, pourquoi as-tu voulu aller au contact des soignants et des enfants ?

Ça c'est fait tout de suite, dès mes premiers échanges avec Antoine. Représenter Baskets aux Pieds c'est bien. Mais je voulais vraiment être quelqu'un de moteur dans l'association. Je voulais que les gamins vivent l'expérience BAP dans ma région.



Qu’est ce qui te pousse à aller voir les enfants dans un service aussi lourd que l’hémato-oncologie ?

On a tous eu la boule au ventre, peur de rentrer dans le service. Mon métier me blinde, autant dans ce que je vais découvrir que dans la dureté de la situation. Mais il faut aller voir ces enfants, ces gamins. Oui, ces services sont durs mais je m'y suis fait. Je me

dis qu'il FAUT Y ALLER. Nous, on vit des trucs de fous dans la nature, il faut que les gamins puissent les vivre. Il y a toujours une petite appréhension mais la volonté est plus forte, je vais faire une belle action.

Quel est ton plus gros souvenir, ton plus gros moment fort ?

Mon plus gros souvenir ? Je dirais que c’était mon premier soin en tant qu’intervenant. L’infirmière me dit : « ça tombe bien que vous soyez là car l'enfant, tous les matins est hystérique lorsque nous devons le piquer ». J’ai proposé le masque à l’enfant, en lui expliquant ce qu’il allait voir, pour l’apaiser et le rassurer. Le moment est arrivé, je lui ai mis le masque sur les yeux et il a été piqué. Il ne sait rendu compte de rien. J’étais vraiment content ! Et l’infirmière était ravie que cette intervention ait fonctionné.


Adrien, il est l’heure de se quitter. Alors pour boucler cet échange, je te laisse le stylo pour nous laisser une phrase : Que l'on continue à grandir tous ensemble, que l'aventure continue auprès des gamins.


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