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Portrait engagé #10 : Julie Vouilloz



En ces mois de fraîcheur qui sont désormais arrivés et dans lesquels il nous est offert de rester bien au chaud, nous avons choisi de nous inviter dans vos lectures, vos instants thé... ou café !

Comment ? En vous présentant celles et ceux sans qui Baskets aux Pieds ne serait pas l’association que vous connaissez aujourd’hui. Celles et ceux sans qui les enfants ne pourraient pas être accompagnés ainsi dans leur maladie. Et enfin, celles et ceux sans qui vous ne liriez pas ces quelques lignes.

Mais... de qui parle-t-on ? Eh bien de ces Femmes et de ces Hommes engagés, qui se rendent régulièrement dans les services d'hémato-oncologie pédiatriques des hôpitaux de France.

De ces Femmes et de ces Hommes allant à la rencontre des soignants, des familles, mais aussi et surtout, des enfants. Accompagner, soulager, réconforter, motiver, consoler... ne sont autres que leurs mots d'ordre, leurs cris de guerre !

Ces Hommes et ces Femmes sont au nombre de 18 et ce sont nos intervenant(e)s hospitalier(ère)s, ou plutôt, nos pépites, nos précieux et une partie de notre grande famille solidaire !

Si nous regardons légèrement derrière nous, nous avons déjà fait connaissance avec neuf de nos intervenants hospitaliers.

La semaine passée, nous étions sous le soleil, au milieu de Mafate, au pied du Maïdo ou encore sur le chemin des Anglais.

Cette semaine, nous gardons notre sac de randonnée sur le dos et nous allons gambader de l’autre côté de la frontière, aux pieds des Alpes. Ce pays dont le chocolat, les montres, la fiscalité et la ponctualité sont les symboles populaires. Nous allons nous rendre plus exactement dans le canton du Valais, un des 26 cantons de la Suisse.

Le Valais est un canton de contraste, entre ses sommets de quatre mille mètres, majestueux, peuplés d’énormes glaciers, et ses vignobles à perte de vue dans les vallées au charmes uniques.

Avant d’aller retrouver notre invitée du jour et son binôme à poils, nous vous proposons quelques proverbes démontrant bien que la Suisse possède de l’humour et un brin d’auto-dérision. Jugez-en plutôt :

1. Vivre sans parents, sans femme, sans enfants, c'est vivre sans tourments

2. Il n'est si petit haricot qui ne fasse un peu de musique

3. Si Dieu aime un Suisse, il lui donne une maison à Zurich

4. On tire toujours plus de choses avec un cheveu de femme qu'avec six chevaux vigoureux

5. La confiance en soi attire la fortune

Et pour finir, un proverbe qui possède un sens particulier pour tous nos intervenants : « Tiens-toi à distance de celui qui n'aime pas le pain et la voix d'un enfant »

Allez, j’arrêterai là ces disgressions sinon je ne vais pas être à l’heure pour rencontrer notre invitée du jour, Julie !

Bonjour Julie.

Nous avions fait ta connaissance il y a quelques temps dans le 6ème épisode du podcast « Sentiers Solidaires »*. Pour autant, tu ne vas pas pouvoir faire l’impasse sur ta présentation car même si ce podcast était excellent (sic), tous nos lecteurs ne l’ont peut-être pas encore écouté. Julie, qui es-tu ?


Je m’appelle Julie Vouilloz, j’ai 33 ans. Je viens et habite en Suisse.

Côté vie professionnelle, je suis assistante de Direction. Côté vie personnelle, je vis en couple et nous attendons un heureux événement prévu pour novembre, nous comptons les jours…!

J’adore me balader en montagne avec mon chien, Senja.

Senja, c’est de quelle origine ?


Senja vient de Norvège, c’est le nom d’une île là-bas.

Je suis intervenante pour Baskets aux Pieds à l’Hôpital de Sion pour les enfants en pédiatrie générale et à l’Hôpital de Fribourg pour former le personnel soignant. Contrairement à mes collègues intervenants, je n’interviens pas dans un service d’hémato-oncologie. Et cela a une incidence directe sur ma mission : je ne revois jamais les enfants d’une intervention à l’autre.

En ce moment, du fait de ma grossesse, je n’ai plus la capacité d’aller voir les enfants comme je le souhaite, j’ai dû me mettre un peu en retrait. Mais ce n’est que pour mieux revenir

* Sentiers solidaires est le podcast de l’association Baskets aux Pieds à retrouver sur le site de l’association.




Dans la vie, tu carbures à quoi ?


Ma motivation principale, je dirais que c’est d’être dehors. J’aime la nature et les montagnes. J’ai la chance d’habiter à Martigny, en Suisse, une région très montagneuse, une région magnifique.

Mais dans quelques jours, tout va changer. Ma priorité va être mon bébé, je vais lui consacrer tout mon temps, ma vie. Mais dès que cela sera possible, je l’emmènerai avec nous dans la nature, dans la montagne, avec mon chéri et Senja. J’ai hâte de lui faire découvrir notre magnifique région.



Comment as-tu connu Baskets aux Pieds ?


Au début, je suivais Antoine sur Trek et sur les réseaux sociaux. Quand il a commencé à parler et à communiquer sur l’association, ça m'a beaucoup touchée. Je l’ai alors contacté pour savoir comment je pouvais venir en aide aux enfants hospitalisés. On a eu un premier rendez-vous et le feeling est bien passé. Je suis la première intervenante en Suisse et j’en suis fière.

Depuis, j’essaie de porter au mieux chaque jour les valeurs de BAP car je m’y retrouve pleinement.



Comment t’est venue l’envie d’être intervenante, pourquoi as-tu voulu aller au contact des soignants et des enfants ?


J’ai participé à une course en Laponie, une course solidaire. Cette course a été une révélation pour moi car dès le retour, j’avais eu envie de m'engager, de faire quelque chose d’utile, de participer au soutien d’une cause.

J'ai adhéré aux valeurs véhiculées par Antoine à travers l’association. Ce fut donc logique de m’engager avec BAP. Mais je devrais dire de nous engager avec BAP.

En effet, j’ai participé à cette course avec mon Amie, ma grande Amie, Alison. Et cette démarche solidaire, nous l’avons menée à deux et c’est naturellement que nous nous sommes engagées à deux. Nous intervenons à Sion et à Fribourg en binôme.

Et comme tu le sais, notre amitié va bien au-delà des hôpitaux.




Qu’est ce qui t’a donné envie d’intervenir auprès des enfants malades ?


Au début, j'ai eu du mal. Le fait de voir des enfants souffrir, c’était compliqué. Heureusement, j’ai été accompagnée par Antoine. Nous étions deux en chambre, jusqu’à ce que je prenne de l’assurance. Antoine, ses mots, sa bienveillance m’ont beaucoup aidée à prendre confiance. Et puis il y a Alison.



Qu'est-ce que ça t'apporte d’intervenir dans les hôpitaux ?


Les enfants, c’est magique.

Mon plus grand et beau cadeau, c’est leur sourire. C’est le partage que nous avons ensemble dans la chambre. Tu te rends compte, je leur offre un moment d’évasion, ce n'est que du bonheur. Et tu sais, ils me le rendent. A chaque fois, ils veulent partager ça avec nous, ça nous touche beaucoup. On voit directement dans leurs yeux et sur leurs visages quand cela leur a plu. On sait qu’à chaque fois, ils ont été heureux le temps de notre venue.

Tu ne peux pas savoir à quel point leurs sourires, leurs rires, leurs yeux sont un cadeau, à quel point ce sont des instants de bonheur.



Quel est ton plus gros souvenir, ton plus gros moment fort ?


Je me rappelle une fois, une charmante petite fille ne voulait pas mettre la musique sur ses oreilles, elle voulait tout nous commenter pendant le film. Elle était dans l'instant. Elle nous faisait partager ses émotions, elle mettait des mots sur ce qu'elle ressentait. On vivait le film en même temps. C’était prenant.



Merci beaucoup Julie pour ce beau moment de partage.

Il est désormais temps de nous quitter, il est temps de te laisser te reposer pour les derniers jours de ta grossesse. Alors, avant de te laisser mon clavier pour que tu puisses clôturer notre échange, je me permets de vous rappeler, à vous chères lectrices, chers lecteurs, que si vous souhaitez découvrir Julie plus amplement, allez écouter le podcast « Sentiers Solidaires » que nous lui avions consacré.

Julie, je te laisse mon clavier, je te souhaite le meilleur pour ces derniers jours, je te souhaite la plus belle naissance de ton bébé. Et surtout, tiens-nous informés !

Un grand merci à toi pour ton action auprès des enfants, pour ton engagement aux côtés de l’association. A très bientôt pour une merveilleuse nouvelle !


Merci Christophe.

Pour vous dire au revoir, je vous dirais : « Tout seul on va vite, ensemble on va plus loin. Avec Alison, mon binôme d’intervention, je suis deux. C'est une grande famille Baskets aux Pieds ».

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