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Portrait engagé #2 : Laurie Le Moigne




Bonjour Laurie, pourrais-tu te présenter, qui es-tu ?

Je m’appelle Laurie Le Moigne, j’ai 33 ans et je suis pacsée. J’ai deux filles, une de 8 ans et l’autre de 5 ans et demi. On habite à Maule, dans les Yvelines. Je suis professeur de Français dans un collège. J’interviens à l’hôpital Robert Debré et Armand Trousseau, deux hôpitaux parisiens.




Dans la vie, tu carbures à quoi ?

Pour moi, c’est un mix entre solitude et famille. J’ai besoin d’être entourée des plus proches et avoir des plages de solitude.

J’aime et je pratique la course à pied. Pour moi, courir c’est un plaisir, dans la nature. Je cours beaucoup pour moi, mais je me fais parfois le plaisir de porter des dossards en course.

J’essaie de préserver l’équilibre entre les deux, pas simple mais stimulant.




Comment as-tu connu Baskets aux pieds ?

J’écoute pas mal de podcasts, notamment autour de la course à pied. En 2019, j’écoute un épisode de “Course Épique" dont le titre est “Tours de force”. Je vais passer une heure avec Guillaume le podcasteur et Christophe qui venait de faire La NoFinishline Paris, 5 jours à courir sur un circuit de 1.3kms sur le champs de mars. 520 kilomètres en 104 heures. Et c’est là que Christophe va nous présenter BAskets aux Pieds, le sens de Baskets aux pieds. Je me suis rendu sur les réseaux pour “aller plus loin”, pour comprendre un peu plus, même si l’idée était bien présente en moi.

J’ai fait un mail à Antoine, on a échangé, on s’est vu et c’est comme cela que c’est parti. J’aime profondément les enfants. J’en ai fait mon métier. Et là, j’allais pouvoir aller encore plus loin en allant les faire voyager à l’hôpital.




Comment t’es venu l’envie d’être intervenant, pourquoi as-tu voulu aller au contact des soignants et des enfants ?

J’ai déjà été engagée auprès de Médecin sans frontière. Mais là, à cet instant de ma vie, je voulais m’investir encore plus. Beaucoup plus. Comme je te l’ai dit, j’adore les enfants. Je trouve le principe de Baskets aux Pieds génial parce qu’on leur apporte du plaisir. Du bonheur. De l’évasion.

Pour être honnête, au départ de cette aventure, mon conjoint avait peur que je sois très sensible, trop sensible. Aujourd’hui, je peux dire que je suis fière de ma réaction car il y a plus de positif que de négatif.

Je vais te faire une confidence. Après nos interventions à l’hôpital, on fait un débriefing à Antoine pour lui décrire la journée, pour partager le bon et parfois le moins bon.

Mais plus amusant, c’est que maintenant, c’est souvent moi qui le rassure !




Qu’est ce qui te pousse à aller voir les enfants dans un service aussi lourd que l’hémato-oncologie ?

La formation avec Antoine est hyper rassurante parce qu’il sait instaurer un cadre amical et humain. On a pu lui parler de ce que l'on voulait. Et puis à Trousseau, il y a Véronique, la chef de service. Elle, elle m'a embarqué. Elle nous a fait monter dans son train de la bonne humeur. Elle est solaire et toujours de bonne humeur ! Une vraie personnalité. Je crois que j’ai accroché aussi grâce à la formation, dès la première minute de formation.


Quand nous sommes dans la chambre, c’est un petit moment suspendu, il n'y a plus rien qui existe des deux côtés. Nous sommes, l’enfant, les parents, moi, hors du temps.

A chaque fois que je vois l'heure à la sortie, je n'ai pas l'impression de passer tant de temps en chambre avec les enfants. C’est une parenthèse magique autant pour moi que pour eux.




Quel est ton plus gros souvenir, ton plus gros moment fort ?

Mon moment le plus fort, je l’ai vécu avec Antoine. C’était à Trousseau et on intervenait avec une petite fille qui était impactée physiquement par la maladie. J’avais trop de peine et j’ai eu l’impression que je n’y arriverai pas. Antoine m’a aidé au début et on a finalement passé un super moment. Notre départ de la chambre a été difficile mais à la sortie, la petite et sa maman avaient le sourire.




Merci pour ce beau témoignage.

Pour finir notre échange, j’aime bien laisser la plume à mon invité(e), pour qu’il finisse par une phrase de son choix, par sa phrase.. Alors cela va être à toi Laurie. Mais avant, je veux te remercier pour tout ce que tu fais pour les enfants, pour Baskets aux Pieds. Allez, c’est à toi. C’est simple et sincère ; Je suis tellement heureuse d'être entrer au sein de Baskets aux Pieds, c'est énorme toute cette lumière que ça m'apporte




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