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Portrait engagé #3 : Grégory Brandel




Bonjour Grégory, peux-tu te présenter, nous dire qui es-tu ?

Je m’appelle Grégory Brandel et j’ai 44 ans. Je vis à côté de Volvic avec Maxence, ma compagne. Je suis actuellement responsable d’un magasin de vélo. A partir de janvier, ma vie va prendre un nouveau tournant et j’en suis tellement fier : je vais officiellement travailler en tant qu’employé pour Baskets aux Pieds. Je vais m’occuper du suivi des intervenants à travers les hôpitaux de France. Actuellement, je suis intervenant permanent au CHU de Clermont-Ferrand. A partir de janvier, je vais partir sur les routes de France pour aller visiter nos hôpitaux partenaires et partager nos expériences avec mes compères.

Et avant de reprendre le travail en janvier chez BAP, je vais partir le 12 août faire le tour de l’Europe en camping-car. L'évasion, la nature, aller au gré des envies, le rêve non? (NDLR : l’entretien avec Gregory a eu lieu début août)




Dans la vie, tu carbures à quoi ?

A quoi je carbure dans la vie? Je dirais le sport en général, les sports outdoor, j’adore la nature. Surtout la course à pied, la randonnée et le vélo. Tant que je suis dehors je suis bien.




Tes projets pour 2023 ?

Je crois que tu l’as compris. Je vais travailler pour Baskets aux pieds, c’est pour moi un honneur et un beau projet. Et avant, à nous l’Europe pendant 5 mois!!




Comment as-tu connu Baskets aux Pieds ?

Je suivais Antoine sur E-motion trail, treck TV et objectif Grand Raid. J'ai accroché à sa façon de voir les choses. Je l'ai suivi sur les réseaux.

Il faut savoir que je viens de La Réunion. Et depuis toujours, j’ai envie de donner un coup de main pour les associations, de m’impliquer pour ceux qui le méritent. J’aime aider les gens, j’aime

donner l’envie de sourire, j'aime donner de la joie et du bonheur. J’en ai besoin au plus profond de moi. Du coup, j’ai envoyé un message à Antoine, à 11000 km de chez moi. Puis j’ai lancé Baskets aux Pieds avec mon binôme de La Réunion, Fabien, sur le CHU de Saint Denis.




Comment t’es venu l’envie d’être intervenant, pourquoi as-tu voulu aller au contact des soignants et des enfants ?

Je n’ai aucun lien avec le cancer mais j’ai été et je suis toujours touché par le combat que mène Antoine. J’ai fait 20 ans de carrière dans l’armée et j’ai toujours aidé les gens. D’aller voir les enfants d’hôpital en hôpital, j’ai l’impression que ça les aide et que ça leur fait du bien. Je n'admets pas que les enfants souffrent alors si je peux les aider, même 5 minutes, j'y vais. Un enfant n'a pas l'âge de souffrir, ce n'est pas juste. C’est mon combat à moi.




Qu’est ce qui te pousse à aller voir les enfants dans un service aussi lourd que l’hémato-oncologie ?

C'est surtout aller auprès des enfants, quel que soit le secteur; mais le cancer, cela donne un sens supplémentaire, une valeur. Parce que leur vie a basculé. Du jour au lendemain, ils sont totalement isolés, ils ne peuvent rien faire. Alors on essaie de leur amener la nature là, au pied de leur lit.




Quel est ton plus gros souvenir, ton plus gros moment fort ?

Ce n’est pas un moment mais des moments. Pour moi, c’est l'après. (silence). Quand les enfants te retrouvent, par exemple sur les réseaux, et qu’ils t'envoient des photos ou des images. Cela prouve que l'intervention les a marqués, qu’elle leur a fait du bien. Et même si tu les vois une fois par mois, ils se souviennent de ton passage. C'est fort. Très fort. Car quand tu es dans la chambre, l'attache de l'enfant ne paraît pas aussi fort.

Quand tu es dans la chambre, tu n'as pas l'impression que ta venue est un moment important. Mais après, quand tu reçois tous ces messages sur les réseaux, quand les enfants t'envoient des photos, des dessins, c'est tellement fort !

Une fois, j’ai emmené un enfant au stade de Clermont-Ferrand, voir un match de rugby. C’est vrai que ce n’est pas notre mission chez BAP. Mais dans ce cas précis, le gamin venait me voir au boulot régulièrement. Il aimait le ballon ovale et je pouvais lui offrir ce moment. Alors nous sommes allés le voir ce match. Depuis, on est toujours en contact, je trouve ça super.




Pour finir notre échange, j’aime bien laisser la plume à mon invité(e), pour qu’il finisse par une phrase. Alors cela va être à toi Greg. Un grand merci pour notre échange et pour tout ce que tu fais pour BAP.

À toi : Ils n'ont pas le droit de souffrir, alors si on peut les aider, les soulager, ne serait-ce que 5 minutes, il faut y aller




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